Lundi 2 mai 2011 1 02 /05 /Mai /2011 09:06

Vous rêvez d'avoir votre propre pompe à bière à la maison ? mais où l'acheter et quel type de matériel devez vous choisir pour "tirer" votre bière pression comme dans un bar ?

Les pompes à bières à fûts pressurisés

Une pompe à bière est un appareil pourvu d'un système de refroidissement pour refroidir la bière et de dioxyde de carbone pour produire de la pression.

Pour commencer, il faut savoir que les tireuses à bières fonctionnent avec des fûts. Certains sont pressurisés au préalable.

Vous pouvez trouver deux contenances de fûts pressurisés dans le commerce :

  • 5 l (statut standard en grandes surfaces).
  • 6l (par circuits professionnels, avec un plus grand choix de bières).

Les plus connus et les plus vendus sont les suivants :

  • Le Beertender : Machines Krups ou Seb (la cartouche CO2 est dans le fût).
  • Le Perfect Draft : Machine Philips pour fûts 6l.

Les fûts non pressurisés et les cartouches de CO2

D'autres pompes à bière fonctionnent avec un système de cartouches de CO2 pour créer la pression.

Ses cartouches de CO2 existent en 16g (le plus répandu), et peuvent aller jusqu'à 300g.

Cette option possède un très grand avantage en vous offrant un très vaste choix de bières à disposition en grandes surfaces.

C'est le plus cher des 3 systèmes, mais cette machine est aussi la plus appréciée par les puristes.

La Minea MP66 et la Biermaxx sont un peu les stars du moment.

Le tirage de poche 

Très simple et peu onéreux, ce système est compatible avec une cartouche de CO2 et les fûts de 5l.

Moins sophistiqué, cette machine produire une pression d'un peu moins bonne qualité (moins de saveur en bouche, mais une vraie simplicité d'utilisation).

Il est parfait pour le camping ou les sorties à la mer ou à la campagne.

Ce système de pression permet le tirage de tous les fûts de 5l du marché (Ch'ti, Jenlain, Kronembourg, Bracine, Fischer...) pour des sommes très modiques.

Les prix de ces "tirages de poches" peuvent débuter à 19€ (montant constaté en mai 2011) sur certains sites internet spécialisés en tireuses et ventes de fûts et tonneau (voir ci-dessous).

Où acheter sa pompe à bière ?

Sur internet, les ventes en ligne sont souvent moins chères que les prix affichés en grandes surfaces. Le site : Saveur-biere.com.

Important : ne pas oublier ! Il est fortement conseillé d'investir dans une pompe à bière avec un adaptateur universel.

Biere de Broc / Favori 6th anniversary original draught beerVerre à bière
Par Genghis Khan - Publié dans : Alcools & boissons
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Dimanche 1 mai 2011 7 01 /05 /Mai /2011 14:52

Vous voulez tout savoir sur la cuisine moléculaire, son concept, ses maîtres, ses produits de base et son avenir ? En effet, de nombreuses personnes s'interrogent sur cette nouvelle cuisine qui est très appréciée par l'industrie agro-alimentaire et se demandent si elle vraiment bonne pour la santé.

Le fer de lance du mouvement, c'est le fantasque Ferran Adria, surnommé par ses pairs "le catalan fou", qui a largement développé le concept avec son restaurant El Bulli. Au programme du menu, "sorbet à la sardine" ou "boule de thé glacé à l’hydrogène".

Qu’est ce que la cuisine moléculaire ?

La cuisine moléculaire utilise les réactions chimiques entre les différents ingrédients d'une recette, ou entre un mode de cuisson et un aliment, pour produire des saveurs originales.

De grandes marques alimentaires ont, dans leurs laboratoires de recherche, des personnes spécialisées dans ce domaine. Leur tâche est de trouver des substituts alternatifs à certaines composantes.

Un exemple type : le jaune d’œuf, réputé pour ses vertus émulsifiantes, est responsable de nombreux cas de salmonellose. L'industrie agro-alimentaire cherche donc à l’utiliser plus modérément et à le remplacer par d’autres produits.

Des menus de petits chimistes

Ce nouveau concept n’est pas seulement une marotte d'industriels. Certains grands cuisiniers, comme Veyrat, ont élaboré de vrais menus de petits chimistes.

Si vous désirez tenter l’aventure, voici trois produits incontournables pour débuter. Ce sont tous des additifs naturels que vous pouvez vous procurer sur Internet.

Les trois produits de base de la cuisine moléculaire

L'Agar-agar

Utilisé comme une alternative à la gélatine, il permet de préparer d'étonnants gels solides.

La lécithine

Elle est réputée pour son effet émulsifiant. On l’utilise généralement pour mélanger et stabiliser deux produits incompatibles, comme l’huile et l’eau, par exemple.

Le Xanthane

Il donne une gomme très épaississante, soluble à froid, comme à chaud. Grâce à tout cela, il est désormais possible de créer de nouvelles sensations en bouche et des textures inédites.

La cuisine moléculaire, c'est vraiment sain ?

Les détracteurs de la cuisine moléculaire, sont en droit de se demander, quelles seront les conséquences sur notre métabolisme d’une consommation élevée de produits moléculaires ou azotés. Alors, que le fait de se "nourrir mieux", demeure une des principales préoccupations de la population (danger supposé des OGM, explosion de la consommation bio ou assimilée…)

Le principe de précaution peut paraître légitime et la cuisine moléculaire doit, sans doute, faire ses preuves en ce domaine.

Salmon and Prawn Dolma and Karides with Lemon Yoghurt - degustation -
Par Genghis Khan - Publié dans : Produits alimentaires
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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /Juin /2009 11:52

Quelques petites chroniques consacrées aux  albums d' IRON MAIDEN:

1980- IRON MAIDEN
ATTENTION CHEF D'OEUVRE!!!

Le premier album de Maiden est une galette unique: cet opus n'est pas seulement un disque capital pour le seul heavy metal.
Il est, à mon humble avis, le seul projet de punk hard progressif de l'histoire du rock.

Punk : Pour la spontaneité, un son "garage", et le chant de Di Anno.(Charlotte the Harlot,Prowler)
Hard : Pour les riffs plombés et les solis de hautes volées (Iron Maiden, Running free)
Enfin progressif : avec ses changements de rythmes incessants et un travail de compos (à tiroirs) remarquables comme que sur "Remember tomorrow" (par ailleurs magnifiquement repris par Metallica) ou le cultissime "Phantom of the opera".

Ce dernier demeurant l'un des plus grands morceaux produit par la Vierge de fer, avec son intro dantesque et sa cavalerie rythmique hallucinante (véritable marque de fabrique du groupe) prête à defriser sur le champ n'importe quel Valderama. Seul "Strange world", mid-tempo nostalgique un peu vieillot, peut s'avérer le petit bémol du disque.

Pour conclure: du très grand art pour un album très apprécié hors des seuls cercles "heavy metal".

INDISPENSABLE.

A Noter que des morceaux comme Running free, l'instrumental Transylvania ou Prowler font encore les beaux jours des concerts de Maiden et ceci presque 30 ans après leurs sorties.





1981- KILLERS
FIN DE LA PERIODE "JURASSIQUE"


Deuxième opus des britanniques, Killers (pochette d'anthologie) est sans doute un ton en-dessous du précédent. Moins cohérent, plus fourre-tout, il n'en demeure pas moins très intéressant.

Détail par le menu :
2 instrus pour ce disque. On commence avec "The Ides Of March". Une intro galopante et foncièrement martiale (cavalerie rythmique si chère à Harris), avec ta-ga-da et do-ré-mi à foison. Une excellente entrée en matière. On retrouve un autre instru, un peu plus tard : "Genghis Khan"... Envolée conquérante (normal) avec la grande cavalerie du guerrier moghol en deuxième partie. Épique et jouissif. Ces 2 titres sont bien sur basés sur les lectures éminemment culturelles de Steve Harris. Suivront Alexandre, La bataille d'Angleterre, la charge de la cavalerie légère...

Pour faire bref, on retrouve deux sommets sur cette galette, le premier, c'est l'inoxydable "Wratchild" : une bombe, teigneuse à souhait, taillée à la hache (comme Eddie sur la pochette) avec solis à l'arrache et un Di Anno au sommet de son art. Un classique rageur et enlevé qui n'a pas pris une ride en 30 ans. Imbattable.
Puis "Purgatory" avec sa montée furibarde, solis de feu et un Di Anno de rêve. 3 morceaux en un pour un titre beaucoup trop mésestimé ! Excellentissime.
N.B : plutôt que de nous saôuler avec cette vieille ritournelle rock moisi de "Sanctuary" en live, pourquoi "DICKIE" ne tente pas cette perle sur scène ?

3 excellents titres pour la suite de la visite guidée : "Murders in the rue morgue" avec son intro mélancolique et sa speederie classieuse...refrain entêtant et solis cristallins... ou comment rajeunir sans ambages ce bon vieux Edgar Allan Poe.
Avec "Innocent Exile", on attaque la basse avec les dents, Di Anno est une fois de plus impeccable. Excellent changement de tempos. À redécouvrir. Une vraie fraîcheur !
Puis un ton en dessous, "Killers" : malgré son intro génial, le morceau est à peine moins convaincant par la suite. Un brin longuet.

Pour conclure, une triplette de titres plus secondaires avec pour débuter "Another life" et son roulement de batterie en intro... Di anno envoie la sauce pour un morceau sympa mais sans grande consistance. Break de belle facture à signaler pour un morceau gentiment cliché !

Attention les vélos ! la petite surprise du chef c'est "Prodigal Son" : véritable première expérience "King Crimsonienne" de Harris, le morceau sonne furieusement rock ballade 70's... un prémice quelque peu anecdotique des "progressives songs" (albums Somewhere in Time et Seven son) à venir.

Léger bémol au final avec "Drifter", un heavy-rock un rien bateau mais bien enlevé. Joli break ralenti et gigue guitaristique marrante pour un final en beauté.
Placé sur une daube comme "No prayer for dying", ce serait quand même le chef d'oeuvre de l'album !!! Et de loin !

Pour conclure ce tour d'horizon, une question se pose à la ré-écoute de l'album... et si Di Anno (à l'époque déchiqueté au rosé 24 heures sur 24) était resté au chant, comment aurait évolué le groupe ?
L'histoire en décidera autrement et Maiden s'apprête désormais à conquérir le monde avec un métal plus typé et une diva charismatique au timbre caractéristique des 80's. Son âge d'or... avant la calamiteuse descente aux enfers du début des 90's...



IRON MAIDEN/suite

Par AGrangeret - Publié dans : musique
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 14:16

1982 -The Number of the Beast
L'âge d'or

6-6-6 the Number of the Beast
6-6-6 the one for you and me !!!

Un classique incontournable !
Avec 4 monuments du genre : Commençons par THE NUMBER OF THE BEAST et son intro légendaire, son chant "habité" et son riff d'anthologie. Plus qu'un morceau... un vrai "climax" (à l'image d' HALLOWED BE THY NAME).

22 ACACIA AVENUE dégage aussi une vraie atmosphère pour le retour de Charlotte the harlot, avec des changement de tempos incessants et un break "au galop" absolument magnifique.
CHILDREN OF THE DAMNED est aussi un chef d'oeuvre absolu. Mélancolique, tendue, presque malsaine, son interprétation live est tout simplement magique (Live after death). Que dire de HALLOWED BE THY NAME. Sans doute, le morceau le plus emblématique du groupe avec un excellent texte et cette intensité dramatique en crescendo qui ne vous lâche pas pendant plus de 7 minutes... au panthéon du rock !
J'évite volontairement "Run to the hills", morceau de stade plus "facile" et largement surestimé, qui désormais m'épuise dès le premier refrain (lassitude et manque d'objectivité... sans doute).

Nous trouverons aussi 2 petites faiblesses sur ce troisième opus :
INVADERS et son refrain suraigüe casse-bonbon, est un morceau vraiment secondaire (avec une grosse influence "judas priestienne"), que j'aurai plutôt planqué au milieu du disque au lieu d'en faire l'intro. J'en parlerais à Martin Birch et Steve Harris quand je les verrai.
Quand au mal-aimé GANGLAND, il a ce qu'il mérite. "Platounet" à mort, malgré un joli break, refrain trop facile pour un titre vu et revu. Il mériterait presque sa place sur des albums indignes comme No prayer ou "Pire" of the dark. Je sais... j'y vais fort. Mais oublions derechef ces deux nanards.
Pour résumer : un "indispensable", épique et inspiré ! Comme du Maiden au sommet de son art...

N.B: Pour la réédition masterisée, On peut se fader un "total eclipse" plutôt marrant, très période "killers", mais qui, je vous rassure (si vous ne voulez pas investir), ne va pas révolutionner votre approche (pointue) de la musique comtemporaine du 20éme siècle !


1983- PIECE OF MIND

Album surestimé ?


En ré-écoutant Piece of Mind, 25 ans plus tard...on peut se poser la question. Il est sans doute l'album le moins intéressant de la grande période classique de Maiden (1982-1988)

Si la première partie de l'album est d'excellente facture, que dire de la triplette de morceaux beaucoup plus anodins qui suit ?


D'accord,  "Revelations", avec son riff plombé et sa (fausse) lenteur contrôlé ainsi que le fantastique "Trooper" (avec "Hallowed be thy name", le morceau le plus emblématique du groupe et l'un des plus grands titres de l'histoire du metal) balayent tout sur leurs passages.

Si "Where Eagles dare" (dont le texte comme ""Die with your boots on" s'inspire d'un grand classique hollywoodien) nous sort les mitraillettes pour une speederie efficace mais sans génie, "Flight of Icarus" (et ses choeurs transcendants), lyrique et enlevé à souhait, est une perle de compo avec un Dickinson au sommet de son art. "Die with your boots on" est sans doute un ton en dessous avec son refrain un tantinet répétitif (futur gros problème de Maiden), mais possède une vraie pêche et une fraicheur qui va beaucoup nous manquer par la suite.


En effet, "Sun and steel" ou "Quest for fire" sentent déjà le remplissage de bon aloi.

Le premier cité, avec son intro de troisième zone, ses riffs moisis et son chorus un rien FM ne supporte pas 3 écoutes. Le deuxiéme commence pas mal (avec une intro très typée "période Di Anno") mais s'embourbe sur le refrain. Le break est tout mou du genou et la ritournelle n'en finit plus !


"Still life" et son speech d'intro à l'envers ( qui peut permettre à un adolescent un peu perturbé d'aller mettre un coup de hache bien placé dans la face des ses géniteurs, en cas de découverte impromptue d'un quelconque message satanique) est peut-être le meilleur de "la triplette de remplissage" mais ne tient pas la route sur la longueur malgré une jolie démo de twin guitars. Manque d'inspiration et de travail de compos. Iron Maiden enregistre souvent trop rapidement ses titres (à mon goût, un album tous les ans est un rythme intenable) et ce titre aurait sans doute demandé d'être approfondi.


Enfin, "To tame a land" sauve sans doute cette deuxième partie de galette franchement bâclée. Avec en première partie du morceau, ses gimmicks de guitares envoûtantes ( reprises sans vergogne sur le fabuleux Rime of the ancient mariner du prochain opus), son ambiance au couteau, sa composition à tiroirs et sa conclusion tout en finesse, il annonce déjà "Somewhere in time" avec 3 ans d'avance.

Alors ce "Piece of mind" ? Bon album bien sûr, mais sans plus...


L'album suivant, plus inspiré, représente à mon avis le sommet de la carrière du groupe.


  Maiden/La suite...

Par AGrangeret - Publié dans : musique
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 14:24

1984-POWERSLAVE
Pharaonique !

4 chefs d'oeuvres, ni plus ni moins, sur Powerslave.
On débute l'affaire par un voyage en Spitfire avec "Aces high".

Ce que j'aime dans ce titre (comme sur l'ensemble du disque), c'est que cette compo plutôt "chiadé" possède une vraie energie !
Cette fougue juvenile va malheureusement faire défaut aux prochains opus de MAIDEN, qui vont s'affirmer beaucoup plus mou du cul ! La ménopause arrivera donc plus vite que prévue.

Pour en revenir à "Aces high", nous avons bien affaire à un hit intersidéral, diaboliquemant éfficace avec roulement de batterie flamboyants en intro et riffs "twin guitars" d'anthologie. Bruce "tout puissant" Dickinson y va à fond les balais et Maiden remporte haut la main sa bataille d'Angleterre. On enchaîne sur des nouveaux roulements de batterie et un nouveau riff de légende avec l'inaltérable 2 minutes to midnight. Un hymne balançée haut les "choeurs" (the glamour, the fortune, the pain) par un combo au sommet de sa forme.

On passe sans fioritures aux 2 derniers morceaux de l'album avant d'évoquer le tout venant !
Ballade au bord du Nil avec "Powerslave"... la meilleure initiation à l'Egyptologie que je connaisse. Intro dantesque, puissance de feu et "climax" envoûtant, qui transporte un "Dickie" en quasi transe. Un annapurna, un everest et un K2 réunis.
Mais que dire du joyau final ! L'apogée.
"Rime of the Ancient Mariner" est un titre somptueux du début à la fin, 13 minutes de bonheur intense en apnée totale.

Un voyage de cauchemar sur la mer Egée...pour un morceau de rêve. Changement de tempos à gogos, thèmes plus inoubliables les uns que les autres:
Jamais MAIDEN NE POURRA FAIRE MIEUX !

Pour le reste de l'album, penchons-nous, tout d'abord, sur  "Flash of the blade" : Energie toujours, avec ce titre (BO d'un film de Dario Argento) : riff hyper efficace qui vous reste dans le ciboulot, cadence endiablée et break malin pour un titre qui aurait mérité d'être plus joué en live.
On arrive désormais à la partie la moins interressante de l'album:
Començons par l'instru "Losfer words", honnête avec une belle demo rythmique... mais sans plus. L'un des points faibles de Maiden, c'est de n'avoir jamais pondu un excellent instrumental. Quand Metallica distille "To live is to die" ou "The call of Ktulu", Maiden tatonne avec "Transylvania" ou "Losfer"...et ne boxe pas dans la même catégorie. Manque de souffle et d'idées dans la structure du morceau pour un exercice qui mérite beaucoup plus d'imagination et de prises de risques. Dommage.

"The duellist ": titre inspiré d'un film de la jolie collec' VHS de Steve Harris (une fois de plus), ce morceau sert le duo d'artificiers guitaristiques... une jolie joute pour techniciens avertis! Pas de quoi non plus grimper aux rideaux.

Le vrai flop de l'album: c'est quand même "Back in the village". Sixième titre de l'album, elle évoque le retour de Patrick Mac Goohan ("the prisoner", lui aussi le Numero 6 dans la série...malin les gars!) et se termine dans "la mouise" avec cette compo insipide au refrain inexistant. Raté ! Ni fait ...ni à faire !

Mais oublions ce détail malheureux...Powerslave est un fantastique album avec 4 bombes et un très bon morceau, et je le répète, c'est une galette avec une énergie, une "patate" que nous ne retrouverons que très rarement par la suite !!!
(on vieillit tous, ma bonne dame ...)
La tournée "Powerslave Tour" va donner naissance au légendaire "Live after death"... sans doute le meilleur live officiel de l'histoire du métal. Maiden est alors au sommet de son art.




1986- Somewhere in time
Time is always on my side...

 

Après l'explosif "Powerslave", Maiden était attendu au tournant pour la suite des ses aventures.

Avec "Somewhere in time", l'énorme machine de guerre qu'est devenu Maiden va perdre quelques fans de la première heure en route.

Production ultra léchée, présence de synthés, et  structures plus complexes sont les ingrédients d'un album plutôt réussi, certes...mais molasson.


Si pour votre grand bonheur, vous avez lu ma chronique précédente, j'ai longtemps insisté sur l'énergie salvatrice qu'on pouvait trouver sur "Powerslave".

Si le groupe garde encore et toujours une vraie puissance de feu sur scène, tous les albums qui suivront perdront définitivement cette flamme juvénile.



Je vois deux grands sommets sur cette album "Somewhere in time". Le grandiose "Alexander the great" (que le groupe s'evertue à ne pas jouer sur scène en live, pour d'obscures raisons techniques), et "The loneliness of the long distance runner".

Le premier dégage un souffle épique sans pareil, un crescendo de grande classe avec un final époustouflant de ce cher "Dickie".

Le second avec son intro très Maidienne (moi j'aime quand Maiden fait du Maiden, plutôt que du mauvais Status Quo comme sur No Prayer), pour un morceau inspiré et enlevé. Refrain impeccable, twin guitars pêchues, ruptures rythmiques parfaites et un break unique chez Maiden...Un très grand cru.

Un ton en dessous, "Caught Somewhere in time" vaut surtout par sa qualité mélodique, et sa ligne de basse sompteuse. A noter sur cet album l'excellent son de batterie de Mac Brain, gros point fort de la galette. "Heaven can wait", le "morceau de stade" de l'album, est plus rébarbatif sur la longueur, du fait d'un refrain trop "nunuche" et malgré son formidable break (take my hand !). "Stranger in the strange Land" avec son intro bass-guitar bien tourné méritait un meilleur traitement, trop aseptisé par des synthés un rien dégoulinant.

Pour terminer le tour du proprio, "Wasted years" avec sa jolie intro aérienne est malgré tout, trop calibré "radio" avec son refrain "FMisé", "Sea of Madness" fait office de remplissage habituel (intro lourdingue et refrain archi convenu). "Déjà vu" est une symphatique récréation très secondaire et foncièrement baclé.

Avec cet album, Maiden impose véritablement son tournant progressif. Le summun du genre sera le prochain "Seventh son of the seven son", un concept album de grande qualité, plus mature et plus abouti que "Somewhere in time".


Et après...Après, plus rien ne sera jamais comme avant !


Par AGrangeret - Publié dans : musique
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