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Iron Maiden - Historique (Partie 2)

Publié le 9 Février 2009 par AGrangeret dans musique

1982 -The Number of the Beast
L'âge d'or

6-6-6 the Number of the Beast
6-6-6 the one for you and me !!!

Un classique incontournable !
Avec 4 monuments du genre : Commençons par THE NUMBER OF THE BEAST et son intro légendaire, son chant "habité" et son riff d'anthologie. Plus qu'un morceau... un vrai "climax" (à l'image d' HALLOWED BE THY NAME).

22 ACACIA AVENUE dégage aussi une vraie atmosphère pour le retour de Charlotte the harlot, avec des changement de tempos incessants et un break "au galop" absolument magnifique.
CHILDREN OF THE DAMNED est aussi un chef d'oeuvre absolu. Mélancolique, tendue, presque malsaine, son interprétation live est tout simplement magique (Live after death). Que dire de HALLOWED BE THY NAME. Sans doute, le morceau le plus emblématique du groupe avec un excellent texte et cette intensité dramatique en crescendo qui ne vous lâche pas pendant plus de 7 minutes... au panthéon du rock !
J'évite volontairement "Run to the hills", morceau de stade plus "facile" et largement surestimé, qui désormais m'épuise dès le premier refrain (lassitude et manque d'objectivité... sans doute).

Nous trouverons aussi 2 petites faiblesses sur ce troisième opus :
INVADERS et son refrain suraigüe casse-bonbon, est un morceau vraiment secondaire (avec une grosse influence "judas priestienne"), que j'aurai plutôt planqué au milieu du disque au lieu d'en faire l'intro. J'en parlerais à Martin Birch et Steve Harris quand je les verrai.
Quand au mal-aimé GANGLAND, il a ce qu'il mérite. "Platounet" à mort, malgré un joli break, refrain trop facile pour un titre vu et revu. Il mériterait presque sa place sur des albums indignes comme No prayer ou "Pire" of the dark. Je sais... j'y vais fort. Mais oublions derechef ces deux nanards.
Pour résumer : un "indispensable", épique et inspiré ! Comme du Maiden au sommet de son art...

N.B: Pour la réédition masterisée, On peut se fader un "total eclipse" plutôt marrant, très période "killers", mais qui, je vous rassure (si vous ne voulez pas investir), ne va pas révolutionner votre approche (pointue) de la musique comtemporaine du 20éme siècle !


1983- PIECE OF MIND

Album surestimé ?


En ré-écoutant Piece of Mind, 25 ans plus tard...on peut se poser la question. Il est sans doute l'album le moins intéressant de la grande période classique de Maiden (1982-1988)

Si la première partie de l'album est d'excellente facture, que dire de la triplette de morceaux beaucoup plus anodins qui suit ?


D'accord,  "Revelations", avec son riff plombé et sa (fausse) lenteur contrôlé ainsi que le fantastique "Trooper" (avec "Hallowed be thy name", le morceau le plus emblématique du groupe et l'un des plus grands titres de l'histoire du metal) balayent tout sur leurs passages.

Si "Where Eagles dare" (dont le texte comme ""Die with your boots on" s'inspire d'un grand classique hollywoodien) nous sort les mitraillettes pour une speederie efficace mais sans génie, "Flight of Icarus" (et ses choeurs transcendants), lyrique et enlevé à souhait, est une perle de compo avec un Dickinson au sommet de son art. "Die with your boots on" est sans doute un ton en dessous avec son refrain un tantinet répétitif (futur gros problème de Maiden), mais possède une vraie pêche et une fraicheur qui va beaucoup nous manquer par la suite.


En effet, "Sun and steel" ou "Quest for fire" sentent déjà le remplissage de bon aloi.

Le premier cité, avec son intro de troisième zone, ses riffs moisis et son chorus un rien FM ne supporte pas 3 écoutes. Le deuxiéme commence pas mal (avec une intro très typée "période Di Anno") mais s'embourbe sur le refrain. Le break est tout mou du genou et la ritournelle n'en finit plus !


"Still life" et son speech d'intro à l'envers ( qui peut permettre à un adolescent un peu perturbé d'aller mettre un coup de hache bien placé dans la face des ses géniteurs, en cas de découverte impromptue d'un quelconque message satanique) est peut-être le meilleur de "la triplette de remplissage" mais ne tient pas la route sur la longueur malgré une jolie démo de twin guitars. Manque d'inspiration et de travail de compos. Iron Maiden enregistre souvent trop rapidement ses titres (à mon goût, un album tous les ans est un rythme intenable) et ce titre aurait sans doute demandé d'être approfondi.


Enfin, "To tame a land" sauve sans doute cette deuxième partie de galette franchement bâclée. Avec en première partie du morceau, ses gimmicks de guitares envoûtantes ( reprises sans vergogne sur le fabuleux Rime of the ancient mariner du prochain opus), son ambiance au couteau, sa composition à tiroirs et sa conclusion tout en finesse, il annonce déjà "Somewhere in time" avec 3 ans d'avance.

Alors ce "Piece of mind" ? Bon album bien sûr, mais sans plus...


L'album suivant, plus inspiré, représente à mon avis le sommet de la carrière du groupe.


  Maiden/La suite...

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Iron Maiden - Historique (Partie 3)

Publié le 2 Février 2009 par AGrangeret dans musique

1984-POWERSLAVE
Pharaonique !

4 chefs d'oeuvres, ni plus ni moins, sur Powerslave.
On débute l'affaire par un voyage en Spitfire avec "Aces high".

Ce que j'aime dans ce titre (comme sur l'ensemble du disque), c'est que cette compo plutôt "chiadé" possède une vraie energie !
Cette fougue juvenile va malheureusement faire défaut aux prochains opus de MAIDEN, qui vont s'affirmer beaucoup plus mou du cul ! La ménopause arrivera donc plus vite que prévue.

Pour en revenir à "Aces high", nous avons bien affaire à un hit intersidéral, diaboliquemant éfficace avec roulement de batterie flamboyants en intro et riffs "twin guitars" d'anthologie. Bruce "tout puissant" Dickinson y va à fond les balais et Maiden remporte haut la main sa bataille d'Angleterre. On enchaîne sur des nouveaux roulements de batterie et un nouveau riff de légende avec l'inaltérable 2 minutes to midnight. Un hymne balançée haut les "choeurs" (the glamour, the fortune, the pain) par un combo au sommet de sa forme.

On passe sans fioritures aux 2 derniers morceaux de l'album avant d'évoquer le tout venant !
Ballade au bord du Nil avec "Powerslave"... la meilleure initiation à l'Egyptologie que je connaisse. Intro dantesque, puissance de feu et "climax" envoûtant, qui transporte un "Dickie" en quasi transe. Un annapurna, un everest et un K2 réunis.
Mais que dire du joyau final ! L'apogée.
"Rime of the Ancient Mariner" est un titre somptueux du début à la fin, 13 minutes de bonheur intense en apnée totale.

Un voyage de cauchemar sur la mer Egée...pour un morceau de rêve. Changement de tempos à gogos, thèmes plus inoubliables les uns que les autres:
Jamais MAIDEN NE POURRA FAIRE MIEUX !

Pour le reste de l'album, penchons-nous, tout d'abord, sur  "Flash of the blade" : Energie toujours, avec ce titre (BO d'un film de Dario Argento) : riff hyper efficace qui vous reste dans le ciboulot, cadence endiablée et break malin pour un titre qui aurait mérité d'être plus joué en live.
On arrive désormais à la partie la moins interressante de l'album:
Començons par l'instru "Losfer words", honnête avec une belle demo rythmique... mais sans plus. L'un des points faibles de Maiden, c'est de n'avoir jamais pondu un excellent instrumental. Quand Metallica distille "To live is to die" ou "The call of Ktulu", Maiden tatonne avec "Transylvania" ou "Losfer"...et ne boxe pas dans la même catégorie. Manque de souffle et d'idées dans la structure du morceau pour un exercice qui mérite beaucoup plus d'imagination et de prises de risques. Dommage.

"The duellist ": titre inspiré d'un film de la jolie collec' VHS de Steve Harris (une fois de plus), ce morceau sert le duo d'artificiers guitaristiques... une jolie joute pour techniciens avertis! Pas de quoi non plus grimper aux rideaux.

Le vrai flop de l'album: c'est quand même "Back in the village". Sixième titre de l'album, elle évoque le retour de Patrick Mac Goohan ("the prisoner", lui aussi le Numero 6 dans la série...malin les gars!) et se termine dans "la mouise" avec cette compo insipide au refrain inexistant. Raté ! Ni fait ...ni à faire !

Mais oublions ce détail malheureux...Powerslave est un fantastique album avec 4 bombes et un très bon morceau, et je le répète, c'est une galette avec une énergie, une "patate" que nous ne retrouverons que très rarement par la suite !!!
(on vieillit tous, ma bonne dame ...)
La tournée "Powerslave Tour" va donner naissance au légendaire "Live after death"... sans doute le meilleur live officiel de l'histoire du métal. Maiden est alors au sommet de son art.




1986- Somewhere in time
Time is always on my side...

 

Après l'explosif "Powerslave", Maiden était attendu au tournant pour la suite des ses aventures.

Avec "Somewhere in time", l'énorme machine de guerre qu'est devenu Maiden va perdre quelques fans de la première heure en route.

Production ultra léchée, présence de synthés, et  structures plus complexes sont les ingrédients d'un album plutôt réussi, certes...mais molasson.


Si pour votre grand bonheur, vous avez lu ma chronique précédente, j'ai longtemps insisté sur l'énergie salvatrice qu'on pouvait trouver sur "Powerslave".

Si le groupe garde encore et toujours une vraie puissance de feu sur scène, tous les albums qui suivront perdront définitivement cette flamme juvénile.



Je vois deux grands sommets sur cette album "Somewhere in time". Le grandiose "Alexander the great" (que le groupe s'evertue à ne pas jouer sur scène en live, pour d'obscures raisons techniques), et "The loneliness of the long distance runner".

Le premier dégage un souffle épique sans pareil, un crescendo de grande classe avec un final époustouflant de ce cher "Dickie".

Le second avec son intro très Maidienne (moi j'aime quand Maiden fait du Maiden, plutôt que du mauvais Status Quo comme sur No Prayer), pour un morceau inspiré et enlevé. Refrain impeccable, twin guitars pêchues, ruptures rythmiques parfaites et un break unique chez Maiden...Un très grand cru.

Un ton en dessous, "Caught Somewhere in time" vaut surtout par sa qualité mélodique, et sa ligne de basse sompteuse. A noter sur cet album l'excellent son de batterie de Mac Brain, gros point fort de la galette. "Heaven can wait", le "morceau de stade" de l'album, est plus rébarbatif sur la longueur, du fait d'un refrain trop "nunuche" et malgré son formidable break (take my hand !). "Stranger in the strange Land" avec son intro bass-guitar bien tourné méritait un meilleur traitement, trop aseptisé par des synthés un rien dégoulinant.

Pour terminer le tour du proprio, "Wasted years" avec sa jolie intro aérienne est malgré tout, trop calibré "radio" avec son refrain "FMisé", "Sea of Madness" fait office de remplissage habituel (intro lourdingue et refrain archi convenu). "Déjà vu" est une symphatique récréation très secondaire et foncièrement baclé.

Avec cet album, Maiden impose véritablement son tournant progressif. Le summun du genre sera le prochain "Seventh son of the seven son", un concept album de grande qualité, plus mature et plus abouti que "Somewhere in time".


Et après...Après, plus rien ne sera jamais comme avant !


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