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Iron Maiden - Historique (Partie 3)

Publié le 2 Février 2009 par AGrangeret in musique

1984-POWERSLAVE
Pharaonique !

4 chefs d'oeuvres, ni plus ni moins, sur Powerslave.
On débute l'affaire par un voyage en Spitfire avec "Aces high".

Ce que j'aime dans ce titre (comme sur l'ensemble du disque), c'est que cette compo plutôt "chiadé" possède une vraie energie !
Cette fougue juvenile va malheureusement faire défaut aux prochains opus de MAIDEN, qui vont s'affirmer beaucoup plus mou du cul ! La ménopause arrivera donc plus vite que prévue.

Pour en revenir à "Aces high", nous avons bien affaire à un hit intersidéral, diaboliquemant éfficace avec roulement de batterie flamboyants en intro et riffs "twin guitars" d'anthologie. Bruce "tout puissant" Dickinson y va à fond les balais et Maiden remporte haut la main sa bataille d'Angleterre. On enchaîne sur des nouveaux roulements de batterie et un nouveau riff de légende avec l'inaltérable 2 minutes to midnight. Un hymne balançée haut les "choeurs" (the glamour, the fortune, the pain) par un combo au sommet de sa forme.

On passe sans fioritures aux 2 derniers morceaux de l'album avant d'évoquer le tout venant !
Ballade au bord du Nil avec "Powerslave"... la meilleure initiation à l'Egyptologie que je connaisse. Intro dantesque, puissance de feu et "climax" envoûtant, qui transporte un "Dickie" en quasi transe. Un annapurna, un everest et un K2 réunis.
Mais que dire du joyau final ! L'apogée.
"Rime of the Ancient Mariner" est un titre somptueux du début à la fin, 13 minutes de bonheur intense en apnée totale.

Un voyage de cauchemar sur la mer Egée...pour un morceau de rêve. Changement de tempos à gogos, thèmes plus inoubliables les uns que les autres:
Jamais MAIDEN NE POURRA FAIRE MIEUX !

Pour le reste de l'album, penchons-nous, tout d'abord, sur  "Flash of the blade" : Energie toujours, avec ce titre (BO d'un film de Dario Argento) : riff hyper efficace qui vous reste dans le ciboulot, cadence endiablée et break malin pour un titre qui aurait mérité d'être plus joué en live.
On arrive désormais à la partie la moins interressante de l'album:
Començons par l'instru "Losfer words", honnête avec une belle demo rythmique... mais sans plus. L'un des points faibles de Maiden, c'est de n'avoir jamais pondu un excellent instrumental. Quand Metallica distille "To live is to die" ou "The call of Ktulu", Maiden tatonne avec "Transylvania" ou "Losfer"...et ne boxe pas dans la même catégorie. Manque de souffle et d'idées dans la structure du morceau pour un exercice qui mérite beaucoup plus d'imagination et de prises de risques. Dommage.

"The duellist ": titre inspiré d'un film de la jolie collec' VHS de Steve Harris (une fois de plus), ce morceau sert le duo d'artificiers guitaristiques... une jolie joute pour techniciens avertis! Pas de quoi non plus grimper aux rideaux.

Le vrai flop de l'album: c'est quand même "Back in the village". Sixième titre de l'album, elle évoque le retour de Patrick Mac Goohan ("the prisoner", lui aussi le Numero 6 dans la série...malin les gars!) et se termine dans "la mouise" avec cette compo insipide au refrain inexistant. Raté ! Ni fait ...ni à faire !

Mais oublions ce détail malheureux...Powerslave est un fantastique album avec 4 bombes et un très bon morceau, et je le répète, c'est une galette avec une énergie, une "patate" que nous ne retrouverons que très rarement par la suite !!!
(on vieillit tous, ma bonne dame ...)
La tournée "Powerslave Tour" va donner naissance au légendaire "Live after death"... sans doute le meilleur live officiel de l'histoire du métal. Maiden est alors au sommet de son art.




1986- Somewhere in time
Time is always on my side...

 

Après l'explosif "Powerslave", Maiden était attendu au tournant pour la suite des ses aventures.

Avec "Somewhere in time", l'énorme machine de guerre qu'est devenu Maiden va perdre quelques fans de la première heure en route.

Production ultra léchée, présence de synthés, et  structures plus complexes sont les ingrédients d'un album plutôt réussi, certes...mais molasson.


Si pour votre grand bonheur, vous avez lu ma chronique précédente, j'ai longtemps insisté sur l'énergie salvatrice qu'on pouvait trouver sur "Powerslave".

Si le groupe garde encore et toujours une vraie puissance de feu sur scène, tous les albums qui suivront perdront définitivement cette flamme juvénile.



Je vois deux grands sommets sur cette album "Somewhere in time". Le grandiose "Alexander the great" (que le groupe s'evertue à ne pas jouer sur scène en live, pour d'obscures raisons techniques), et "The loneliness of the long distance runner".

Le premier dégage un souffle épique sans pareil, un crescendo de grande classe avec un final époustouflant de ce cher "Dickie".

Le second avec son intro très Maidienne (moi j'aime quand Maiden fait du Maiden, plutôt que du mauvais Status Quo comme sur No Prayer), pour un morceau inspiré et enlevé. Refrain impeccable, twin guitars pêchues, ruptures rythmiques parfaites et un break unique chez Maiden...Un très grand cru.

Un ton en dessous, "Caught Somewhere in time" vaut surtout par sa qualité mélodique, et sa ligne de basse sompteuse. A noter sur cet album l'excellent son de batterie de Mac Brain, gros point fort de la galette. "Heaven can wait", le "morceau de stade" de l'album, est plus rébarbatif sur la longueur, du fait d'un refrain trop "nunuche" et malgré son formidable break (take my hand !). "Stranger in the strange Land" avec son intro bass-guitar bien tourné méritait un meilleur traitement, trop aseptisé par des synthés un rien dégoulinant.

Pour terminer le tour du proprio, "Wasted years" avec sa jolie intro aérienne est malgré tout, trop calibré "radio" avec son refrain "FMisé", "Sea of Madness" fait office de remplissage habituel (intro lourdingue et refrain archi convenu). "Déjà vu" est une symphatique récréation très secondaire et foncièrement baclé.

Avec cet album, Maiden impose véritablement son tournant progressif. Le summun du genre sera le prochain "Seventh son of the seven son", un concept album de grande qualité, plus mature et plus abouti que "Somewhere in time".


Et après...Après, plus rien ne sera jamais comme avant !


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